Pourquoi écrire du code en 2026 : le codage humain reste essentiel pour les agents IA
Doug Turnbull, dans son article « Why Write Code in 2026 », remet en question le paradigme de la Psychose IA où 90 % du code est généré par l'IA. Il soutient que malgré une intelligence quasi fabuleuse, les humains ont toujours intérêt à écrire du code — non pas parce que les agents sont moins performants, mais parce que l'anglais est sous-spécifié pour le calcul, et que passer par l'anglais fait perdre en précision.
Arguments clés
- Vivre la fragilité directement : Écrire du code permet de ressentir les points douloureux de l'architecture. Si c'est difficile pour vous d'ajouter sans casser, ce le sera encore plus pour un agent.
- Lutter contre l'accumulation de slop : La revue passive de code manque les micro-ajustements. Le slop passe inaperçu et s'accumule, nuisant à long terme aux performances des agents.
- Propriété et attention : Quand vous esquissez une approche et laissez l'agent reproduire les motifs, vous participez et possédez le résultat. Une simple revue mène au détachement.
- Agent != compilateur : Les agents sont comme des stagiaires fraîchement embauchés — ils lisent du code partiel, possiblement slopifié, et exécutent des prompts imprécis. Ne cédez pas le goût humain à des armées de stagiaires.
- Les agents amplifient les mauvaises décisions : Une erreur humaine ponctuelle (ex : utiliser le stockage local du navigateur au lieu d'une base de données) est enveloppée d'indirection par des agents conservateurs, triplant le nombre de lignes de code.
Pourquoi coder reste utile
Turnbull détaille des avantages concrets :
- Esquisser en étapes exécutables : Pour le travail algorithmique, l'anglais manque de précision calibrée. Les langages bas niveau offrent un vaste espace de conception ; les langages haut niveau contraignent le calcul. Le code permet de penser directement dans l'environnement d'exécution.
- Suppression joyeuse : Supprimer du code manuellement mène à une meilleure architecture que de demander à un agent via l'anglais. Un exemple : supprimer un wrapping inutile de stockage local et explorer des alternatives a considérablement amélioré l'architecture.
- Règle du boy-scout : Les agents ont un biais pour les changements sûrs et minimaux — ils améliorent rarement la qualité du code. Les humains doivent nettoyer et documenter proactivement des principes architecturaux cohérents.
À retenir
La mentalité d'usine logicielle est précieuse : infrastructure, CI, évaluations et barrières de protection pour les agents sont essentielles. Mais la chaîne de montage a des points faibles. Écrire du code — même une fraction du total — vous maintient connecté à l'architecture du système et empêche l'accumulation de slop qui nuit à l'efficacité des agents. Comme le dit Turnbull : « Si je peux nettoyer, puis documenter un principe cohérent sur l'architecture, l'usine logicielle fonctionne mieux. »
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